| Célibataire |
| Environs de WISCHES - Netzenbach - 1812 - La plus émouvante des croix se trouve au bord de la route nationale, à la sortie de Wisches vers Lutzelhouse, 200 mètres environ après le pont sur le ruisseau, à gauche. L'inscription, longue et détaillée, est en allemand1) et s'effrite actuellement à certains endroits. Elle est d'un style maladroit et difficile à traduire si l'on veut lui conserver son côté gauche et touchant. «En l'honneur de l'amère souffrance et mort de Jésus Christ ont fait faire la croix les époux bourgeois Joseph Gross et Marguerite Oberry de Muhlbach à cause de leur fils Joseph Gross célibataire âgé de 19 ans et ici à l'emplacement de la croix par plusieurs coups de couteau le 16 octobre 1811 a perdu sa vie et nous implorons chaque chrétien de prier pour son âme un Notre Père ô vous chrétiens tous ensemble contemple ce lieu près de Netzenbach ici j'ai dû laisser ma jeune vie la croix est érigée en l'an de Christ le 21 mars 1812». La victime de ce malheureux fait divers était née le 24 février 1792 à Muhlbach sur Bruche. Son parrain s'appelait François Alex Luz (Lutz) fils unique de J. Michel Luz et Marie Schaffet. Sa marraine fut Anne Ursule Eigel, fille unique de Jacques Eigel et Marie Madeleine Wiant2). «Le décès [du jeune homme] est constaté par procès-verbal d'Alexis Mayer officier de police en date du 13. 10. 1811 et par lui adressé à l'officier d'état civil qui a rédigé, sur ledit décès, le présent acte qu'il a signé»3). Il ne nous a pas été possible de retrouver ce procès-verbal, qui nous aurait éclairé davantage sur cet «accident». Mais l'on comprendra peut-être mieux la douleur des parents quand l'on saura qu'ils n'ont eu ce fils unique qu'au bout de seize années de mariage. En effet, Joseph, fils de Martin Gross (+) et de Marguerite Eigel, de Muhlbach, a épousé le 20 mai 1776 à Russ Marguerite Aubry, fille de Nicolas Aubry (+) et Marguerite André, de Russ. La mère éplorée est décédée le 14 octobre 1822 à Muhlbach, le père le 2 janvier 1828 au même lieu 4). À la lecture des différents documents, nous pouvons remarquer une fois de plus l'extrême variabilité de l'orthographe des noms propres 5), surtout des noms de famille; ainsi celui de l'épouse s'écrit indifféremment, selon les actes, AUBRY, OBRY ou OBERRY. ________________________________________ L'Essor, revue des Anciens du Cours Complémentaire de Schirmeck, n° 90 (Noel 1975) ________________________________________ (1) Le ruisseau de Netzenbach servait longtemps de frontière administrative. Voir à ce sujet A. Kientzler: «Le Bailliage épiscopal de Schirmeck» Ce fait explique peut-être la langue allemande employée dans l'inscription. (2) Registre des naissances de 1792, en latin, conservé à la mairie de MUHLBACH-SUR-BRUCHE et aimablement communiqué par M. Lorber, secrétaire. (3) Registre conservé à la mairie de Lutzelhouse. (4) ABR 4 E 306. (5) NETZEPAR pour NETZENBACH. Citation intégrale du site de Monsieur Pierre JUILLOT, Docteur en Physique au CNRS, en Physique des Particules à l'I.Re.S, Institut de Recherches Subatomiques, de Strasbourg (France) [UMR 7500] (Section 03 du Comité National) et Attaché Scientifique au CERN, le Laboratoire Européen pour la Physique des Particules, à Genève (Suisse) http://juillot.home.cern.ch/juillot/Welcome.html |
| Célibataire |

| Acte de naissance de Joseph GROSS le 3 janvier 1876 à Troyes. L'an mil huit cent soixante seize le trois janvier à neuf heures du matin, par devant nous Isaac Arsène BICHE adjoint à la Mairie de Troyes (Aube) délégué par M. le Maire pour exercer les fonctions d'officier de l'état civil, a comparu le sieur Joseph GROSS, fileur?, âgé de vingt deux ans, demeurant à Troyes rue du Chapitre N3, lequel nous a déclaré que ce matin à trois heures Françoise SCHMITT son épouse, âgée de trente un ans est accouchée à Troyes rue de la cité N1, d'un enfant de sexe masculin qu'il nous présente et auquel il désire donner les prénoms de Joseph; les dites déclarations et présentations faites en présence des sieurs Edmé Alexandre MONGIN, relieur âgé de cinquante un an, demeurant a Troyes rue du Père Chevreux, Jean GACHER rentier âgé de cinquante cinq ans demeurant a Troyes rue aux Moines, lesquels témoins ainsi que le père ont signé avec nous le présent acte de naissance lecture faite. Signatures GROSS MONGIN GACHER BICHE |


| 3ème cs. gradus Source Jean-Michel Wendling 8, rue des Vosges 67600 Sélestat |
| Naissance de Joseph GROSS Acte N°? GROSS Joseph né le 24 Janvier 1821. Déclaration, faite à la maison commune de Grendelbruch, département du Bas-Rhin, par devant l’Officier de l’Etat civil, à trois heures du soir le vingt cinq janvier mil huit cent vingt un, de la naissance d’un enfant du sexe masculin né en légitimemariage, hier le vingt quatre du mois courant à un heure du soir et nommé Joseph. Prénoms et nom du déclarant Antoine GROSS. Agé de quarante ans domicilié à Grendelbruch Qualité ou profession Cabaretier. Père de l’enfant : prénoms, nom, profession et domicile, le déclarant Mère de l’enfant : Prénoms, nom, profession et domicile : Marie SCHALLER, épouse du déclarant L’accouchement a eu lieu en la maison du dit déclarant Premier témoin : prénoms, nom, âge et profession : François Joseph UNTRAU, âgé de vingt quatre ans, secrétaire de la Mairie Deuxième témoin : prénom, nom, etc.. Joseph GIROLD, âgé de quarante quatre ans, garde forestier. Les deux témoins domiciliés en cette mairie Lecture faite, l’Officier de l’Etat civil a signé avec les comparans. Signature Antoine GROSS UNTRAU GIROLD Maire faisant les fonctions d’Officier de l’Etat civil (Pas lisible) |
| Acte de décès de Joseph GROSS le 9 septembre 1886 à Paris. Acte N°3781 L'an mil huit cent quatre vingt six, le neuf septembre à midi; acte de décès de Joseph GROSS âgé de soixante cinq ans, sans profession, né à Grendlbruck (Bas Rhin) décédé quai de Jemmapes 106 ce matin à trois heures; domicile conjugual fils de Antoine Grendelbruck (! sic) et de Marie SCHALLER, époux décédés, époux de Françoise Arsène CLAUDEL âgée de soixante et un ans, sans profession; dressé par nous Charles Joseph PETITNICOLAS, adjoint au Maire, officier de l'état civil du dixième arrondissement de Paris, sur la déclaration de Emile GROSS âgé de trente quatre ans, mécanicien, quai de Jemmapes 104 et de Elie (?) FRONTIN, âgé de quarante quatre ans, mécanicien, quai de Jemmapes 110 qui ont signé avec nous après lecture./. Signatures E. GROSS E. FRONTIN Ch. PETITNICOLAS |
| Notes sur Grendelbruch GRENDELBRUCH D'azur aux trois tours couvertes d'argent, rangées sur une terrasse d'or. Commune du Bas-Rhin, arrondissement de Molsheim, canton de Rosheim ; superficie : 1463 ha ; altitude : 500 m. C'est un village de montagne implanté dans la vallée de la Magel ; il comprend plusieurs hameaux et fermes isolées : Muckenbach, Neuenmatten, etc.. Population : 1801 : 1134 h ; 1851 : 1690 h ; 1900 : 1304 h ; 1936 : 1151 h ; 1962 : 1073 h ; 1982 : 953 h. Grendelbruch est une ancienne possession des comtes d'EGUISHEIM-DABO. Après la disparition de la famille, le village passe à l'évêché de Strasbourg au XIIIe siècle. Grendelbruch souffrit beaucoup de la Guerre de Trente ans et perdit près des deux-tiers de sa population ; ceci est certainement dû à la proximité du château de Guirbaden, assiége puis occupé par les Suédois en 1632, et détruit par les troupes épiscopales en 1633 . La localité fut repeuplée par des immigrants venus de Suisse et d'Allemagne du sud. A la fin du XIXe siècle, plusieurs entreprises industrielles s'étaient implantées dans le village, notamment une usine de tissage de coton employant 66 ouvriers en 1894. Toponymie : Grundelbac (1068 ; Grindelbroch (1192) ; Grendelbruoch (1268) ; Grendelbruck (1354) ; Grenndelbruch (1535) ; Grendelbruh ; Grendelbrouck. Grendelbruch (Grundelbac (1049) Grinde(l)broch (1192), Grendel (1344), Grindel (1548), de Grendel, signifiant « agglomération située près d'un marécage et entourée d'une clôture » ) relevait initialement du district du château de Girbaden, propriété des comtes d’Eguisheim-Dabo. L'abbaye d'Altorf y apparaît en 1068 comme y possédant des biens. Après la disparition de la famille, en 1225, le village relève de I'Evêché de Strasbourg. Selon un rotule de 1550, une cour dîmière épiscopale avait son siège dans le village. Grendelbruch fut dévasté par un incendie en 1612 et fut ravagé pendant la guerre de Trente Ans. De 60 familles en 1630, la population tomba à 19 en 1660. Le village fut repeuplé par des immigrants venus de Suisse et d'Allemagne du Sud, et en 1760, la population s'élevait a nouveau à 108 familles. En 1790, la commune fut intégrée au canton de Rosheim. Le 25 juillet 1814, un incendie dû a un four déficient détruisit 17 maisons. Le 15 août 1836, un nouvel incendie, provoqué par la foudre et attisé par un vent violent détruisit 28 maisons, mettant 35 familles sans abri, récoltes et provisions anéanties. Ces malheurs déclenchèrent un grand mouvement de solidarité en faveur des sinistrés, auquel participèrent notamment le roi Louis-Philippe et Schulmeister, l'espion de l'Empereur. L'exploitation de la forêt, l'élevage et l'agriculture, les scieries et le textile, un moulin a papier, constituaient l'activité économique du village. Les tissages a main du XlX S. employaient 200 ouvriers. En 1912, un tissage comptant 192 métiers fut encore installé, employant 120 personnes. Aujourd'hui, Grendelbruch est devenu un centre de tourisme et de villégiature, de sports et de loisirs. Les incendies étaient fréquents et difficiles a maîtriser. Ils étaient donc une préoccupation majeure des responsables communaux. Une installation originale existe dans notre canton : le Rosenmeer. C'est à la Fischhütte, a environ 50 m. de l'embranchement des D 204 et D704, sur la route vers Rosheim, juste en contrebas du pont sur la Magel, que se trouve le départ du Rosenmeer. Ce cours d'eau, aujourd'hui à sec à sa «source», était issu d'une dérivation d'un tiers des eaux de la Magel ; il suivait son cours à flanc de coteau pour parvenir, après s'être enrichi de quelques captages sur un trajet de 12 km, à Rosheim via Rosenwiller, avant de rejoindre I'Ehn. La maçonnerie du partiteur de prise d'eau est toujours en place. Probablement dès le XIII S., le Rosenmeer alimentait ainsi Rosheim en eau pour, notamment, le fonctionnement des moulins, l'irrigation des prairies et la salubrité de la ville, mais surtout pour la lutte contre I'incendie. En effet, au fur et à mesure du développement de Rosheim, les quelques petites sources existantes s'étaient avérées insuffisantes. Une convention de 1474 avec le seigneur de Girbaden confirme ce partage des eaux, en échange du droit de chasse dans la forêt de Rosheim. A proximitéde la route D 435 de Rosenwiller à Rosheim, plusieurs anciens moulins témoignent encore de l'utilisation des eaux du Rosenmeer. La protection contre les calamités naturelles s'obtenait d'une manière générale par des dispositions matérielles de prévention, mais aussi par la dévotion à certains Saints : Sur le territoire de la commune de Grendelbruch, au hameau de Muckenbach se trouve une chapelle, datant du XIXe S., mais remontant sans doute à un usage plus ancien, dédiée aux 14 Saints auxiliaires qui dans la croyance populaire ont une efficacitéparticulière dans certaines maladies et autres calamités.. . Les 14 Saints auxiliaires vénérés à Muckenbach sont : 1) St Acace, pour une bonne mort, le 9 avril, 2) St Gilles (Aegidius) contre la peste, les épidémies, les maladies contagieuses, le 1" septembre, 3) Ste Barbe, protection contre la foudre et I'incendie, le 4 décembre, 4) St Blaise, contre les maux de gorge, pour la protection des animaux, le 3 février, 5) St Christophe pour la protection des voyageurs ou des messagers, le 25 juillet, 6) St Cyriaque, contre les mauvais esprits, le 16 mars, 7) St Denis contre les maux de tête, le 9 octobre, 8) St Erasme ou St Elme contre les maux de ventre, le 2 juin, 9) St Eustache contre les souffrances atroces, le 20 septembre, 10) St Georges pour la protection des cavaliers et de leurs montures, le 23 avril, 11) Ste Catherine pour trouver un mari, le 25 novembre, 12) Ste Marguerite pour aider les femmes en couches, le 20 juillet, 13) St Pantaléon pour la protection des médecins, le 27 juillet, et 14) St Guy ou Gui contre les maladies nerveuses, le 15 juin. Grendelbruch est, en amont de Neuhaeusel, à la limite du territoire communal de Rosheim, presque en face de la maison forestière dénommée Magelrain. Le voisinage du Purpurkopf, les vestiges découverts alentour sur les rives de la Magel et de la Bruche indiquent que le lieu était connu dès que les hommes ont occupé la région des collines. S'il fut desservi par les routes romaines passant à proximité, jusqu'à la fin du XVIIle siècle, les moyens d'accès en général et ceux en direction de Rosheim plus particulièrement étaient impraticables; c'est seulement vers le milieu du siècle dernier que les relations se sont améliorées. Depuis, Grendelbruch est devenu un centre d'excursions, une station estivale et climatique située à 600 mètres d’altitude au milieu de magnifiques forêts d'où émergent des escarpements rocheux dominant les deux rivières. Ce bourg est une des plus riches communes d'Alsace. Les industries basées sur le travail de la transformation du bois constituent, avec les tissages de coton, les principales ressources d’une localité à laquelle le tourisme apporte un revenu supplémentaire. Cette vocation à commencé à se développer au milieu du XIXe siècle. Le père Schaller et son épouse Célestine, bien connus pour leur bonne hospitalité et pour les succulents repas servis aux visiteurs, ont montré le chemin aux hôteliers du XX siècle. Le commerce du bois fut dés l'origine, une ressource substantielle pour la localité qui, jusqu'au milieu du XIXe siècle, fut autorisé à pratiquer le flottage sur la Magel et sur la Bruche. L'état des routes, devenu satisfaisant, permit d'utiliser un autre mode de transport mettant ainsi fin aux difficulté survenant avec les riverains. Les nombreuses scieries installées dans les environs utilisent le bois, il en est de même pour la fabrication du papier créée en 1824 par les membres de la famille Lehn si connue au XVIIIle siècle. G. Lehn, l'un de leurs descendants, l'a développée en 1846 et l'a installée dans le moulin des environs que nomme Papiermühle. L'industrie textile, également très prospère, fut représentée par les siamoises étoffes de coton si connues au XVIle siècle et au XVlIIe siècle. La chasse et la pêche restèrent longtemps réservées aux Évêques, à leurs vassaux et à quelques privilégiés désignés par eux; toutefois, pendant la guerre de trente ans, les loups, particulièrement nombreux détruisait le gibier, aussi, était il recommandé à tous de tendre des pièges dès le début de l'hiver. D'après l’Armorial Général établi sous Louis XIV, Grendelbruch en désigné par trois tours d’argent sur terrasse d'or et champ d'azur, armes rappelant, semble-t-il, le sceau du XVle siècle utilise pour sceller une lettre reversale rédigée à la suited'un confli avec les autorités de Rosheim. Ce lieu est cité en 1049 sous Je nom de Grudebac dans la bulle du pape Léon IX qui reconnaît à l'abbaye d'Altorf le bénéfice de la dîme sur les forêts du village, bénéfice confirmé à nouveau en 1192 pour Grindebroch. Le nom actuel apparaît seulement au milieu du XIVe siècle. Son histoire marquée par de grandes périodes de destructions est liée à celle de ses propriétaires successifs, les Equishem-Dabo, les évêques de Strasbourg et leurs vassaux les Burgraves de Guirbaden. Pour venger l'évêque Walther de Géroldseck venumourir chez eux à la suite de blessures reçues au cours de la lutte contre les Strasbourgeois et leur allié le seigneur de Guirbaden, les chevaliers rouges - Templiers de Dorlisheim - ont ravagé Grendelbruch qui, semble-t-il, n'eut pas à souffrir du passage des bandes armées du Moyen-âge suivies par celle de Mansfeld et par les Suédois. Rattachée au baillage de Schirmeck depuis la Rovauté Française, la localité prit part aux réunions organisées pour la préparation des Etats-Généraux ; elle fit partie, comme toutes les autres communes du canton de Rosheim du district de Sélestat réuni lui-même a celui de Colmar Si le cahier particulier de doléances rédigé par Grendelbruch a été perdu, le cahier commun aux deux districts rédigé à Sélestat, souligne parmi les souhaits particuliers formulés, son désir de voir la paroisse administrée par des prêtres séculiers et non par des religieux, il demande la réduction des taxes seigneuriales et royales Elle perd deux de ses trois cloches en 1792, et la tradition orale rapporte que les ornements d'église ont été brûlés dans le pré voisin de Neuhaeusel. Les XVIIIe et XIX siècles furent marqués par une série de grands incendies s’échelonnant sur une centaine d'années, ceux de 1814 et 1836 étant considérés comme ayant été les plus dévastateurs. Jusqu'au XIXe siècle les maisons à colombages étaient couvertes de paille et de bardeaux; le Messager Boiteux de 1837, par la plume du curé Pfundt, décrit la dernière catastrophe par ces mots le village ressemblait une montagne crachant du feu. La destruction presque totale qui suit explique le fait que beaucoup de maison porte la date de 1837. Diverses souscriptions furent ouvertes pour venir en aide aux habitants. Les élus de Rosheim constituèrent un comité pour collecter les dons en espèces et en nature en faveur des sinistrés. L'église reconstruite en 1828 conserve, dans une chapelle, la partie inférieure de la tour de l'église primitive attribuée au pape Léon IX ; en1860, elle l'acquisition des orgues que Jean André Silbermann avait exécutées et installées à Saint-Étienne de Rosheim ; en1925 des fresques de René Kuder complètent sa décoration. Lors des émeutes du 9 avril 1848, relatives aux privilèges forestiers, Rosheim dut intervenir en qualité de chef-lieu de canton. Le docteur Blum, médecin cantonal, constata dès 1850 que l'hygiène insuffisante et les mauvaises conditions de vie étaient responsables de l'épidémie de fièvre typhoïde durant depuis 5 ans. Au début de la première guerre mondiale, une bataille importante soutenue par l'artillerie allemande installée au pied du Guirbaden s'est déroulée le 18 août 1914 autour de la localité. Après l'engagement, les troupes allemandes se sont retirées à Mutzig après avoir envoyé leurs blessés à Obernai objectif des troupes françaises ; celles-ci, stoppées par les retranchements élevés en hâte au Mont National ont gagné le Donon. Avant d’être dirigés sur le Lazaret de Rosheim, les blessés Français reçurent les premiers soins à l’hôtel Weber transformé en poste de secours. Une messe commémore chaque année l’anniversaire de cette bataille ; de plus, après la fin de la guerre, la commune mit a disposition des autorités le terrain nécessaire à un cimetière militaire qu’elle s’engagea à entretenir. Entre temps, comme les localités voisines, Grendelbruch a déploré la perte de deux de ses trois cloches enlevées le 30 septembre 1917, ainsi que celles de quelques-uns des tuyaux des orgues de son église. Extrait de « Rosheim nous raconte » par Jeanne GLEIZES-BOBIN, imprimerie F. Paillard a Abbeville 1972. Pages 353 à 356. |











| Acte 182 Mariage de Joseph GROSS et de Françoise Arsène CLAUDEL L’an mil huit cent quarante cinq, le vingt sept septembre à neuf heure du matin, par devant nous, Louis Marie Ambroise Regnault, premier adjoint délégué par M. le Maire pour assurer les fonctions d’officier de l’Etat Civil, sont comparus en l’hôtelcommun de cette ville M. Joseph GROSS, mécanicien, âgé de vingt quatre ans, huit mois, deux jours, né à Grendelbruch (Bas-Rhin) le vingt quatre janvier mil huit cent vingt un, comme il est constaté par son acte de naissance délivré au greffe du tribunal civil de Sélestat, demeurant à Troyes rue de la petite tannerie, majeur de vingt un an, fils de feu Antoine GROSS, décédé à Ottrot-Le-Bas (Bas-Rhin), le douze septembre mil huit cent quarante quatre, et de défunte Marie SCHALLER, décédée à Ottrot-Le-Haut (même département) le quatorze Mai mil huit cent trente deux, ainsi qu’il résulte des actes de décès aussi délivrés au greffe du tribunal civil de Sélestat Les pères et mères et dont le décès des aïeuls paternels a eu lieu antérieurement, ainsi qu’il est mentionné en l’acte de décès du dit Antoine GROSS d’une part------------------------------------------------------------------------------- Le comparant nous ayant justifié d’xxxxx xxxxx qu’il a falu faire au vœu de la loi de recrutement de l’armée.---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------. Et Melle Françoise Arsène CLAUDEL, âgée de vingt un ans, trois mois, vingt deux jours, née à Troyes, le quatre juin mil huit cent vingt cinq, comme il est constaté par son acte de naissance délivré par nous, le vingt cinq courant, et demeurant chezses père et mère rue de la petite tannerie xxxxx, fille de Léopold CLAUDEL et sa femme, ci présent et consentant, et de Anne Edmée FOURNIER son épouse aussi présente et consentante d’autre part------------------------------------------------------------------------------------- Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux, dont les publications ont été faites devant la principale porte de notre maison commune, les dimanche dix sept et vingt quatre courants xxxx à midi. Aucune opposition au dit mariage ne nous ayant été signifiée, faisant droit à leur réquisition, sur les actes constatant le décès des aïeuls maternels de l’époux, après avoir donné lecture de toutes les pièces ci-dessus mentionnées, et du chapitre six du livre ducode civil intitulé Du Mariage, avons demandé aux futur époux et à la future épouse s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun d’eux ayant répondu séparément et affirmativement, nous déclarons au nom de la loi que M. Joseph GROSS etMelle Françoise Arsène CLAUDEL sont unis par le mariage-------------------------------- Et a l’instant les deux époux ont déclaré qu’il est né d’eux, un enfant de sexe féminin, inscrit sur les registres de l’Etat Civil de Troyes, le cinq août dernier, sous les prénoms et noms de Anastasie Joséphine GROSS, lequel enfant ils entendent légitimer par leur mariage----------------------------------------------------- De quoi nous avons dressé acte en présence des sieurs Joseph KERMANN, fermier, âgé de trente cinq ans, demeurant à Troyes lieu dit le pré Lavergne, Sylvain BRANDENBERG, mécanicien, âgé de vingt huit ans, demeurant au dit Troyes rue de la petite Tannerie, tous deux amis de l’époux, Antoine FOURNIER, xxxxxx, âgé de cinquante huit ans, demeurant notre ville, rue de la grande tannerie, aïeul de l’épouse, et Claude Jean Baptiste ROY, épicier, âgé de quarante neuf ans, demeurant même xxxxx, amis de la dite épouse. Tous, xxx parents et amis des contractants, les xxx xxx xxx époux ont signé avec nous le présent acte de mariage après que les xxx xxx faite, les xxx, mais xxxx Signatures : Kermann ?Camille Gross Claudel Fournier Roy Brandenberg Fournier |
| Acte de naissance de Joséphine Blanche, fille naturelle, le 7 novembre 1870 à Troyes. Acte 776 L'an mil huit cent soixante dix, le sept novembre à une heure et demie du soir, par devant nous Louis Félix PARIGAIT remplissant provisoirement les fonctions de Maire et d'officier de l'état civil de la ville de Troyes (Aube) est comparue Alexandrine MONCHAUSSé, sage femme âgée de quarante sept ans, demeurant à Troyes rue de l'hôtel de ville, laquelle nous a déclaré que hier à cinq heures du soir, Emilie GROSS, racouseuse, âgée de vingt un ans, née à Mulhouse (Haut Rhin), demeurant à Troyes rue des trois cochets N4, est accouchée à Troyes rue de la cité N2 d'un enfant du sexe féminin, qu'elle nous présente et auquel elle déclare donner les prénoms de Joséphine Blanche; Les dites déclarations et présentations faites en présence du sieur ? CHARI?, clerc de notaire, âgé de vingt huit ans, demeurant a Troyes rue de Prieze, Eugene SAGESSE, employé âgé de trente trois ans demeurant au dit Troyes rue Raucher lesquels et la déclarante ont signe avec nous le présent acte de naissance lecture faite. Signatures CHAR...? Eug. SAGESSE MONCHAUSSé PARIGAIT |
| TD |

| Acte de naissance de Joséphine Louise GROSS, fille naturelle, le 23 avril 1861 à Troyes. Acte 902? L'an mil huit cent soixante et un le vingt trois avril à deux heures du soir, par devant nous Hippolyte DO...? premier adjoint au Maire de Troyes délégué par M. le Maire pour exercer les fonctions d'officier de l'état civil, est comparue Julie GUYOT, sage femme, âgée de trente ans, demeurant à Troyes, rue Urbain IV, laquelle nous a déclaré que hier a une heure du soir Barbe GROSS, ouvrière en filature, âgée de dix huit ans, née à Eivel ? (Bavière), demeurant à Troyes rue Saint Jacques No29, est accouchée à Troyes rue de la cité No2 d'un enfant du sexe féminin, qu'elle nous présente dont le père est inconnu et auquel enfant elle déclare donner les prénoms de Joséphine Louise; Les dites déclarations et présentations faites en présence des sieurs Louis Pierre TABOURET, horloger, âgé de soixante quatre ans, demeurant à Troyes rue de l'hôtel de ville, ? Jean Baptiste LENOIR, teinturier, âgé de trente six ans, demeurant au dit Troyes, rue de l'Ecorcherie, lesquels et le père de l'enfant (sic) ont signé avec nous le présent acte de naissance lecture faite. Signatures GUYOT TABOURET LENOIR DO..? |

| Acte de naissance de Jules Martin GROSS, garçon naturel, le 1 décembre 1859 à Troyes. Acte 871 L'an mil huit cent cinquante neuf le premier décembre à l'heure de midi, par devant nous Charles Hippolyte DOUINE, premier adjoint à la Mairie de Troyes (Aube), délégué par M. le Maire pour exercer les fonctions d'officier de l'état civil, est comparue Melle Julie GUYOT, sage femme, âgée de trente ans, demeurant à Troyes rue Urbain IV, laquelle nous a déclaré que avant hier soir à quatre heures Marie GROSS, ouvrière de filature, âgée de vingt un ans, née à Tyvaelle (Bavière), demeurant à Troyes rue Saint Aventin No1, est accouchée à Troyes rue de la cité No1 d'un enfant du sexe masculin qu'elle nous présente, dont le père est inconnu, et auquel enfant elle déclare donner les prénoms de Jules Martin; Les dites déclaration et présentation faites en présence des sieurs Honore Basile LECORCHER, receveur de l'octroi, âgé de trente sept ans, demeurant à Troyes rue des Marots, Arsène BLONDEL, employé, âgé de vingt sept ans, demeurant au dit Troyes rue Gambay, lesquels et la déclaranteont signe avec nous le présent acte de naissance, lecture faite. Signatures LECORCHé A. BLONDEL, H DOUINE J GUYOT |
